Immobilier à Lyon : état du marché immobilier
• Catégorie : Immobilier par quartierOn est loin de l’effervescence des années 2002-2005, même si Lyon a gagné 16 000 habitants entre 1999 et 2004 et Villeurbanne 8 400.
Les nouvelles déductions fiscales accordées aux emprunteurs devraient redonner un peu de souffle au marché, compensant notamment la hausse des taux d’intérêt. Aussi les analystes parient-ils sur une hausse modérée pour les prochains mois.
Pour l’année 2007, le notariat table sur une croissance de 7%.
Toutefois, une modération immobilière a d’abord touché la location (stabilisation des loyers depuis un an).
Puis le marché de l’ancien a aussi connu une décélération : les acquéreurs ne se précipitent plus sur n’importe quel bien à n’importe quel prix.
Aujourd’hui, l’acheteur prend son temps; ayant pour conséquence un allongement des délais de vente des biens immobiliers (jusqu’à plusieurs mois). Et peuvent atteindre une année lorsque le bien est surévalué. Les grandes surfaces sont un peu plus à la peine, mais les studios, F 2 ou F 3 se vendent toujours aussi bien.
Il ne faut pas s’attendre à une diminution des prix dans les mois à venir. Toutefois, plusieurs quartiers vont souffrir (à Villeurbanne, certains agents immobiliers ont déjà pu voir une baisse des prix au m² : de 2850 à 2650m²)
Par contraste, le marché du neuf se porte comme un charme à Lyon, dopé par les grandes opérations (Confluence, la Duchère, la Buire, bientôt Carré-de-Soie). Le prix moyen s’établit à 3 200 €le mètre carré dans le Grand Lyon. Les professionnels le répètent à l’envie : les facteurs de hausse sont toujours là (cours des matières premières, nouvelles ambitions environnementales, etc.). La loi handicap de 2006 a aussi favorisé l’augmentation des prix en rendant des aménagements obligatoires dans les sanitaires et les parties communes.
Voilà qui contrarie les efforts de la ville pour assagir le marché. La municipalité a en effet libéré de nombreux terrains, les vendant au-dessous du prix du marché et exigeant un maximum de logement social. A la Duchère et à Bon-Lait, elle a imposé un prix plafond de vente pour les primo-accédants (sous réserve de revenus). Effet pervers : ce tarif préférentiel a contribué à augmenter la valeur des autres acquisitions, les promoteurs cherchant par ailleurs à rentrer dans leurs frais. «Ce n’est qu’un transfert de charges, du parc social vers le marché classique», résume un professionnel. De ce fait, les programmes haut de gamme comme les moins onéreux connaissent un vif succès. Les autres se vendent un peu plus lentement.
Il ne faut cependant pas se fier aux lamentations de certains professionnels. Ces dernières années, ils avaient pris l’habitude de vendre leurs biens avant même la pose de la première pierre.
Les commerciaux entrent donc en scène. Ils fourbissent leurs arguments : proximité des commerces, des métros, des espaces verts, vie de village, ensoleillement, vue sur Fourvière, bon entretien de la copropriété… Il en est un que le Grand Lyon leur a soufflé : Vélo’v. La proximité d’une station de cycles rouges est de plus en plus demandée.
